Nemo Auditur

Tout droit… ou presque !

En ce mois d’Octobre, les statues sont à l’honneur dans le défi photo de Bernieshoot. Alors, Nemo vous emmène à la galerie Degli Uffizi de Florence, l’un des plus beaux musées du monde… où les statues ont la langue bien pendue ! 😉

Fin du feuilleton judiciaire Tapie. L’homme d’affaires et ancien ministre s’est éteint d’un cancer à l’âge de 78 ans.

Dans son arrêt mercredi, la Cour d’Appel constatera l’extinction publique à l’égard de celui qui, pendant plus de dix ans, aura cumulé les procédures civiles, pénales et commerciales.

« L’action publique s’éteint par la mort du suspect, de l’inculpé, du prévenu ou de l’accusé (…) » article 62 du Code Pénal.

Ce blog aura consacré trois articles à Bernard Tapie. Ce soir, nous pensons à sa famille. Mais aussi au monde judiciaire (magistrats, avocats, huissiers…). La mort de Tapie, c’est la fin d’une époque, pour lui aussi.

Bah voilà… C’est la rentrée ! Le jour que tu voudrais que jamais qu’il arrive.

Nemo rentre d’Italie. Là-bas (comme sans doute ailleurs), c’était chouette. La dolce vita . Un temps de rêve (un seul jour de pluie, celui du départ de Nemo!), piscine matin-midi-etsoir, musées et gastronomie à gogo. D’ailleurs, la balance penche encore un peu .

Bien sûr, Nemo a pris un taaaaaaas de photos. En long, en large et en travers. De quoi l’occuper tout l’hiver 🙂

Mais tout ça, c’est fini. Nous voilà repartis pour une année encore toute bizarre, pleine de virus et d’angoisses (mets ton maaaasque ! T’as fait ta douzième doze de Pfizer ? Tu iras voter au premier tour ?), coincés entre la maladie et les élections.

On verra bien. T’façon, ça ne pourra pas être pire qu’avant. Et dans dix mois, Nemo repartira en vacances ! 😀

On va boire un café ? C’est encore un peu tôt pour le Prosecco 😀

Charlie, ô Charlie, qu’allons-nous faire sans toi ? 🎸

La loi du 5 août 2021 fait obligation aux pompiers de France d’être vaccinés contre la Covid 21. A défaut, ils doivent être suspendus de leurs fonctions sans rémunération.

De quoi allumer l’incendie car certains soldats du feu refusent d’être vaccinés. Dès la promulgation de la loi, 672 volontaires et professionnels ont saisi la Cour Européenne des Droits de l’Homme en invoquant la Convention européenne des droits de l’homme relatives au « droit à la vie » et au « droit au respect de la vie privée et familiale ». Bien sûr, pour obtenir la suspension immédiate de l’obligation vaccinale contre le Covid.

Si les recours « au fond » restent en cours d’examen, une première décision vient d’intervenir. En effet, la CEDH s’est prononcée , le 24 août sur sa saisine « en urgence » (ou référé en droit français).

Et cette décision est intéressante à plus d’une fumette. 🔥

D’abord, fait rarissime, la formation a réuni 7 magistrats. Or, dans ce type de contentieux, la Cour a coutume de statuer à juge unique . Complexité de la décision ou volonté de la rendre plus solennelle ? À vous de juger. 🤷🏻‍♀️

Ensuite, l’argumentation juridique : « La cour a estimé que ces demandes étaient hors du champ d’application de l’article 39 de son règlement qui permet de la saisir selon une procédure d’urgence lorsque les requérants sont exposés à « un risque réel de dommages irréparables » relate un communiqué (très suivi) de la CEDH .

EN CLAIR : Dans leur décision, les juges européens considèrent que la vaccination n’est pas dangereuse pour la santé des pompiers ; qu’en conséquence, ils ne peuvent en obtenir la suspension immédiate.

Nous l’avons dit, cet arrêt ne permet nullement de présager sur le fond. D’autres décisions, tout aussi brûlantes interviendront bientôt.

Cependant et en attendant , les dispositions de la loi du 5 août 2021 restent applicables aux pompiers français. 👨‍🚒 De quoi mettre le feu aux poudres.

Au Moyen-Âge en Italie 🇮🇹, il n’existait pas de crime plus grave que de trahir sa ville. Une fois capturés, les criminels étaient enfermés et couverts d’infamie. Puis, comme le douzième des tarots, pendus par les pieds.

A l’époque, il n’existait pas de fichier canonge ni de portraits robots. Alors au XVème siècle, les autorités eurent l’idée de commander des portraits aux plus grands peintres de Florence (il fallait que les criminels soient identifiables). Puis de les placarder sur les murs des palais de la ville. Les gens qui passaient devant ces peintures murales, reconnaissaient ainsi aisément les condamnés, représentés souvent d’une manière très naturaliste.

Botticelli, Del Sarto ou encore Castagno ont ainsi représenté les plus grands criminels de Florence. Pour échapper aux actes de vengeance, il n’était pas rare que ces commandes soient exécutées, en catimini, par leurs assistants… ou la nuit.

Dur métier ! 👩‍🎨

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