Nemo Auditur

Tout droit… ou presque !

D’abord, nous avons tous cru à un fake. Mais non.

Les mots nous manquent. 🤭

« Une personne née en 1856 doit être présumée décédée en 2010 »

Civ 3°, 28/01/2016

Encore de la pluie ☔️ ! Nemo a l’impression que tout déborde, sauf les températures. Ce matin, quinze petits degrés au compteur.

Attendu que selon le Ministre de la Santé, une quatrième épidémie de Covid s’apprête à déferler sur la France ;

Qu’en cette période de vacances, le même Ministre se dit préoccupé par la situation dans certains pays étrangers ;

Attendu qu’en France, les restaurants, musées et discothèques ont rouvert sans restrictions particulières et que le port du masque n’est plus obligatoire en extérieur;

Attendu que l’immunité collective n’est pas atteinte, puisque seuls 35,34 millions de Français sont totalement vaccinés ; que le variant Delta résiste à la première injection;

Attendu qu’aux termes de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »

Le pass sanitaire doit-il être imposé aux Français ?

Nemo échange souvent avec ses collègues. Nous rions de nos (més)aventures . Mais quelques fois, il s’agit de rassurer, conforter voire de consoler.

Inquiétant. Car en dix ans, nos conditions de travail se sont fortement dégradées. Il y a, bien sûr, les objectifs statistiques à réaliser, coûte que coûte et « par tous moyens ». Des moyens souvent absents. Mais aussi des chefs de service à la RH douteuse, carriéristes et sourds à la pénibilité du travail. Dans certaines juridictions, on préfère regarder ailleurs plutôt que d’intervenir.

Ce constat, toutes les administrations le font. Le service public de la justice n’est pas le seul à dénoncer l’absence de moyens humains et financiers. Impôts, éducation, police ou santé souffrent, eux aussi, du matériel manquant, de locaux exigus mais surtout, de l’absence de vraies perspectives. Depuis des années, les politiques à court terme s’accumulent sans vrai pilotage ni cap défini.

Hier, Nemo a appris le départ de quatre collègues. Pas sur mobilité (on ne parle plus de mutation) ni détachement. Non. Quatre départs définitifs : ces collègues quittent la Fonction publique et rejoignent le privé. Deux d’entre elles deviennent collaboratrices d’avocat, l’autre (usée jusqu’à la corde) s’accorde une année sabbatique pour se réparer et réfléchir à l’avenir et la dernière, enfin, se réoriente dans un autre métier. Toutes aspirent à une vie meilleure, plus sereine et, disons-le, mieux rémunérée.

Comment les en blâmer ? Nemo s’est résignée. A dix ans d’une retraite bien méritée, certains thèmes, chers à la hiérarchie, ne la concernent plus. L’égalité homme/femme ou l’environnement numérique la font sourire quand son ministère, à Paris, est perquisitionné sous l’œil impassible du Garde des Sceaux.

A ces quatre collègues, Nemo leur souhaite de très vite (nous) oublier. De se reconstruire et de rebondir. Sans se tromper, Nemo leur prédit un avenir meilleur. Car le pire, elles l’ont connu.

Il n’est pas dit que Nemo les écoute un jour. Qu’un matin, elle signe au bas de l’énième proposition de contrat. Parce que la sécurité de l’emploi ne justifie pas tout. Tic… tac… le temps est compté.

Ce matin, Pleyel et Vivaldi 🎻.

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